AIMAQ – L’inspection maritime idéale

Afin d’obtenir les meilleurs résultats d’une inspection maritime, voici quelques observations utiles.

  1. Dans la mesure du possible, le client devrait se présenter à l’inspection pour poser des questions à l’inspecteur ou pour répondre aux questions de ce dernier.

  2. Dans un monde idéal, le bateau devrait faire l’objet d’une inspection à la fois à terre et à flots comme on le fait aux États-Unis, alors qu’au Québec, les assureurs exigent au minimum une inspection à terre.

  3. Avant l’inspection, le propriétaire verra à dégager si possible tout espace de rangement, particulièrement aux endroits renfermant des systèmes.

  4. Les inspecteurs maritimes professionnels n’inspecteront pas un bateau si sa coque est gelée ou s’il pleut abondamment. S’il le fait, il doit noter dans son rapport que telle ou telle analyse n’est pas valable.

  5. Idéalement, l’inspection du bateau ne se fera pas si le bateau est en chantier. S’il l’est et que l’inspection doit avoir lieu quand même, l’inspecteur sera extrêmement prudent en évitant d’assumer des responsabilités qui incombent au chantier ou au propriétaire qui effectue les réparations/rénovations.

  6. Tous les équipements (appareils électroniques, de sécurité, annexe, etc.) devraient être à bord. Ainsi, l’inspecteur pourra en faire une description complète, répondant mieux aux exigences des assureurs ou à celle d’un acheteur potentiel, et servira également de référence dans le cas d’une réclamation.

  7. Rien de tel pour un acheteur potentiel qu’un bateau propre, bien rangé, avec un pont dégagé et des espaces accessibles.

  8. Si les batteries sont chargées, l’inspecteur pourra tester les systèmes électriques et électroniques, ne serait-ce qu’au niveau de leur alimentation. Dans le même sens, si l’inspecteur a accès au courant c.a. d’autres tests pourront avoir lieu.

  9. Dans le cas d’une inspection préachat, il est fortement recommandé de faire inspecter le moteur par un mécanicien certifié et/ou de le tester en situation réelle. De plus, une clause conditionnelle d’inspection mécanique par un mécanicien marin devrait être inscrite lors d’une transaction d’achat.

  10. Note sur les voiles : Compte tenu des exigences requises en espace restreint pour inspecter les voiles, l’inspecteur maritime se trouve limité à l’inventaire à cet égard. Un maître-voilier pourrait effectuer ce genre d’inspection.

  11. Note sur le gréement : À moins que le client ne l’exige spécifiquement et pour des questions évidentes de sécurité, le gréement et le mât ne sont inspectés qu’à partir du pont.

Le rapport d’inspection maritime

Le rapport d’expertise maritime compte de nombreuses pages selon son format. Les recommandations, illustrées par des photographies, sont divisées en trois catégories: A – recommandations concernant la sécurité à corriger avant la mise à l’eau; B – recommandations à corriger dans l’année qui suit le rapport, et C- recommandations ou notes de nature cosmétique. Une copie du rapport en format PDF est envoyée au client par internet dès que le rapport est complété, entre deux à sept jours après l’inspection. Une copie imprimée est disponible si le client l’exige. Ce type de rapport d’expertise est conforme aux normes de l’AIMAQ, de la SAMS, et recommandé à la Chapman School of Seamanship.

Enfin, le rapport comporte une section consacrée à l’évaluation du bateau selon sa valeur marchande actuelle. Cette évaluation est fondée sur les tables de BUC, de NADA, du Canadian Boat Value Book, et aussi sur les nombreux sites de courtage reconnus. Ces valeurs varient selon les taux d’échange de monnaie Canada-USA.